Vous êtes assis sur le canapé, le téléphone en main. Devant vous, un petit humanoïde de 1,09 mètre (CNET) vous regarde. Vous ne lui donnez pas de commande vocale. Vous ne tracez pas de code. Vous montrez simplement, à travers l’écran de votre smartphone, comment essuyer une tache sur la table. Vous bougez le téléphone comme si c’était votre main. Le robot observe. Une heure plus tard, il exécute le geste seul. Pas de pilote à distance, pas de fil. Juste lui, dans votre salon, qui a compris.
Ce n’est pas de la science-fiction. C’est le Flourish 1, annoncé par la startup Flourish, basée à San Francisco et Paris (CNET). Le prix ? 3 555 dollars. Un chiffre qui fait tiquer, mais qui change la donne pour le robot domestique. L’entreprise ouvre les précommandes pour les 50 premières unités numérotées le mardi 29 septembre 2026. Les livraisons sont prévues en décembre 2026, juste avant Noël (CNET). Imaginez le cadeau sous le sapin : pas un jouet, mais un assistant qui range.
Apprendre en trente minutes, agir en autonomie
Comment ça marche ? C’est là que le téléphone devient votre outil de formation. Selon l’application mobile, vous agissez comme un téléopérateur. Vous utilisez votre téléphone comme un objet proxy pour démontrer la tâche (CNET). Le robot apprend en trente minutes. C’est court. Le temps d’un café, ou d’un épisode de série. Ensuite, il met une heure à internaliser le processus. Une heure de silence, de calculs, de répétitions virtuelles. Puis, il peut exécuter la tâche de manière autonome (CNET).
Le PDG et fondateur, Antoine Marcel, précise qu’il n’y a pas d’opérateur humain contrôlant le robot à distance lors de son fonctionnement normal. Les vidéos d’apprentissage sont effacées après utilisation (CNET). Votre vie privée reste chez vous. Il apprend, il fait, il oublie la vidéo. Il garde le geste.
Sur les tâches simples, le robot réussit environ 80 % du temps sa mission. L’entreprise vise 99 % de réussite pour les tâches apprises (Clubic). Ce n’est pas parfait. C’est humain. Ou plutôt, c’est robotique. Il va rater une miette. Il va hésiter. Mais il va ranger. Et c’est déjà beaucoup.
Les limites : ce qu’il ne fera jamais
Il faut être clair. Ce robot n’est pas un super-héros. Il ne porte pas plus de 1,5 kg. Il ne manipule pas les objets fragiles (CNET). Pourquoi cette limite ? Selon l’entreprise, la majorité des tâches domestiques ne nécessitent pas plus. C’est un choix de conception. Un choix de sécurité. Un choix de coût.
Il ne fait pas la vaisselle. Il ne lave pas le chien. La première génération n’est pas étanche (The Robot Report). Il est adapté au rangement, à la poubelle et au nettoyage de base comme essuyer une table (The Robot Report). Pas d’assemblage complexe. Il est là pour le quotidien, le répétitif, le pénible. Le genre de tâche qui vous fait dire « je le ferai plus tard » et qui finit par pourrir sur le comptoir.
Le robot mesure environ 1,09 mètre de haut, pèse une vingtaine de kilos et a une portée de 35 pouces, soit environ 89 cm (CNET). Il est petit. Il est léger. Il est discret. Il ne domine pas la pièce. Il s’intègre. Il est conçu et assemblé à Paris (Clubic). C’est un objet français, né dans les bureaux parisiens, qui va entrer dans les foyers américains et européens.
Un compagnon de 12 heures
Le robot peut fonctionner pendant 12 heures (The Robot Report). C’est une journée de travail. Il ne dort pas. Il ne se plaint pas. Il utilise un petit lidar situé près du sol pour la détection des obstacles (The Robot Report). Votre chat qui passe devant ? Il s’arrête. Votre enfant qui court ? Il s’arrête. La sécurité est primordiale.
Le cœur du système est un Raspberry Pi. C’est un ordinateur de poche, pas un supercalculateur. Cela réduit le coût de la liste de composants (The Robot Report). Pour l’intelligence, il utilise des GPU cloud pour l’entraînement et l’inférence. Il a besoin d’une connexion réseau. Sans internet, il est muet. Il est figé. C’est une dépendance. Mais c’est aussi ce qui le rend abordable. La puissance est dans le nuage, pas dans la batterie.
L’entreprise a été fondée en janvier de cette année, moins de 12 mois avant sa mise sur le marché (The Robot Report). C’est rapide. Très rapide. D’autres ont mis des années. Le robot est là. Il est réel. Il est numéroté. Les 50 premiers chanceux l’auront sous le sapin.
Et si, demain, vous n’aviez plus à essuyer la table ? Et si, avant Noël, vous pouviez offrir à votre famille un moment de calme, un salon propre, une corvée en moins ? Le robot ne vous aime pas. Il ne vous déteste pas. Il exécute. Mais il libère. Il libère du temps. Du temps pour vous. Du temps pour vos enfants. Du temps pour respirer.
Le 29 septembre 2026, les précommandes s’ouvrent. 50 unités. Numérotées. Exclusives. Vous voulez être dans les 50 ? Ou vous voulez attendre la prochaine vague ? Le robot attend. Il a 12 heures d’énergie. Il a 1,09 mètre de patience. Il a 3 555 dollars de valeur. Et il a une tâche en tête : vous rendre la vie un peu plus simple.

