Lexique
Le robot humanoïde en mots simples
Tous les termes techniques du robot humanoïde, expliqués en une ou deux phrases — sans jargon. Parce qu'on ne devrait pas avoir besoin d'un diplôme d'ingénieur pour comprendre ce qu'on achète.
21 termes expliqués
Usage
- Autonomie
- Le temps que le robot tient avant de devoir se recharger. Compter 2 h pour un modèle d'entrée, jusqu'à 8 h pour les plus endurants. Attention : les chiffres constructeur sont mesurés en marche simple, pas en effort intense.
- Charge utile
- Le poids que le robot peut soulever et transporter sans forcer. Un modèle domestique gère 3 à 5 kg (un panier de linge), un modèle industriel jusqu'à 20 kg (un carton lourd). C'est un critère décisif selon votre usage.
- Cobot
- Contraction de « robot collaboratif ». Conçu pour partager l'espace avec des humains sans barrière de sécurité : il limite sa force et s'arrête au moindre contact. La plupart des humanoïdes domestiques visent ce comportement.
- Robot humanoïde
- Un robot conçu pour ressembler à un corps humain — deux bras, deux jambes, une tête — afin d'évoluer dans nos espaces (maisons, usines) et d'utiliser nos outils. Différent d'un bras robotisé fixe ou d'un robot à roues.
- Téléopération
- Faire exécuter une tâche au robot en le contrôlant à distance (gants, casque VR, manette). Beaucoup de démonstrations impressionnantes sont en réalité téléopérées : le robot n'agit pas tout seul, un humain le guide. Bon à savoir avant de s'émerveiller.
Technique
- Actionneur
- C'est le moteur qui anime chaque articulation du robot — l'équivalent d'un muscle. La qualité des actionneurs détermine la force, la fluidité et le silence des mouvements. C'est aussi la pièce la plus susceptible de s'user.
- Bipède
- Se dit d'un robot qui se déplace sur deux jambes. C'est le propre de l'humanoïde, et aussi son plus grand défi technique : tenir en équilibre debout est bien plus dur que rouler sur des roues.
- DOF (degré de liberté)
- DOF veut dire « degree of freedom » (degré de liberté). C'est le nombre d'articulations qui bougent indépendamment. Plus il y en a, plus le robot est souple et précis dans ses gestes. Un humanoïde moderne en compte 20 à 30.
- Firmware / mise à jour OTA
- Le firmware est le logiciel de base qui fait fonctionner le robot. Les mises à jour « OTA » (over-the-air, par internet) ajoutent de nouvelles capacités sans rapporter le robot en magasin — comme votre smartphone. Un robot évolue donc après l'achat.
- IA embarquée
- Le « cerveau » logiciel qui permet au robot de comprendre son environnement, reconnaître des objets et décider de ses actions sans être piloté. Plus elle est avancée, plus le robot est autonome — c'est le domaine qui progresse le plus vite.
- LiDAR
- Un capteur qui envoie des faisceaux laser pour mesurer les distances et cartographier l'espace en 3D. Il aide le robot à éviter les obstacles et à se repérer dans une pièce, même dans le noir. Comme une chauve-souris, mais avec de la lumière.
- Préhenseur (main)
- Le dispositif au bout du bras qui attrape les objets : main à doigts articulés ou simple pince. Plus il est fin, plus le robot peut manipuler des objets délicats (un œuf, un verre) — un vrai défi technologique.
- Quadrupède
- Robot qui se déplace sur quatre pattes, à la manière d'un chien. Plus stable qu'un bipède, il sert surtout à l'inspection et la surveillance. Ce n'est pas un humanoïde au sens strict, mais on le croise souvent dans le même univers.
- SDK
- « Software Development Kit » : l'ensemble des outils fournis par le constructeur pour créer ses propres programmes et tâches. Un SDK ouvert (comme chez Unitree) est un atout pour la R&D et l'éducation. Certains fabricants le verrouillent au contraire.
Achat & coût
- Amortissement
- Pour une entreprise, répartir le coût d'un bien durable (comme un robot) en charges sur sa durée d'usage, en général 3 à 5 ans. Chaque année, une part réduit le bénéfice imposable, donc l'impôt. Voir notre guide fiscal entreprise.
- Code HS (douane)
- Le « Système Harmonisé » est une nomenclature mondiale qui range chaque produit dans une catégorie pour calculer les droits de douane. Faute de code dédié, les humanoïdes sont souvent classés en 8479.89 (« machines à fonction propre »).
- Crédit-bail (leasing)
- Une location longue durée (24 à 36 mois) avec, souvent, la possibilité de racheter le robot à la fin. Les loyers sont déductibles pour une entreprise. C'est devenu l'option n°1 pour accéder aux modèles chers sans immobiliser de capital.
- Droits de douane
- Une taxe prélevée quand un produit entre dans l'Union européenne, calculée en pourcentage de sa valeur. Pour les robots : 0 % depuis les États-Unis, 3,7 % depuis la Chine. Elle s'ajoute au prix avant la TVA.
- Marquage CE
- Le sigle « CE » est la déclaration, par le fabricant, que son produit respecte les règles de sécurité européennes. Ce n'est pas un label de qualité, mais une garantie juridique importante — surtout pour une machine qui marche chez vous.
- RaaS (Robot as a Service)
- « Robot as a Service » : au lieu d'acheter le robot, vous payez un abonnement mensuel qui inclut la machine, la maintenance, les mises à jour et le support. Le modèle « Netflix » du robot, popularisé par 1X NEO. Voir aussi crédit-bail.
- TVA
- La Taxe sur la Valeur Ajoutée, de 20 % en France, s'ajoute au prix de vente. Un particulier la paie définitivement ; une entreprise assujettie la récupère. C'est souvent le plus gros poste de surcoût pour un acheteur particulier.