Le 25 août 2026, votre téléphone vibre. Une vidéo circule, présentée comme la preuve d’un robot sexuel chinois ultra-réaliste. En quelques heures, elle dépasse le million de vues (Pasquale Pillitteri). Vous regardez, fasciné, effrayé, ou simplement curieux. Mais il y a un détail que vous n’avez pas vu. Ce n’est pas un robot. C’est une personne en combinaison de capture de mouvement, effectuant des positions sur un tapis (Pasquale Pillitteri).
Le fantasme qui a fait flipper Internet
La société derrière cette vidéo s’appelle Somnia Lab. Elle utilise ces données de capture pour développer un robot de compagnie nommé Model L (Pasquale Pillitteri). Le système optique utilisé dans la vidéo est le Chingmu, de fabrication chinoise (Pasquale Pillitteri). La vidéo a commencé à circuler depuis le compte officiel de Somnia Lab le 25 août 2026 (Pasquale Pillitteri). L’effet est immédiat : le public croit à une avancée majeure. Mais la réalité est plus froide. L’entreprise confirme par écrit que le robot Model L ne marche pas (Pasquale Pillitteri). Il est conçu uniquement pour la chambre à coucher (Pasquale Pillitteri).
Le Model L est proposé en précommande sur le site somnia.love, avec une livraison promise pour la fin de l’année 2027 (Pasquale Pillitteri). Les dimensions et poids des quatre versions (Basic, Pro, Pro Max, Founder Edition) varient de 165 à 175 cm et de 22 à 55 kg (Pasquale Pillitteri). Le site indique désormais plus de 100 interactions sexuelles, les autres devant arriver via des mises à jour OTA, alors que 165 positions étaient promises en août (Pasquale Pillitteri). Les dépôts de précommande pour les versions Basic, Pro et Pro Max sont fixés à 300, 500 et 2 000 dollars respectivement, entièrement remboursables tant que la commande n’est pas confirmée (Pasquale Pillitteri). Un abonnement cloud optionnel sera requis pour la mémoire à long terme et une intelligence plus avancée, avec des prix à annoncer (Pasquale Pillitteri). Les premières livraisons sont prévues aux États-Unis, au Japon et dans certains pays d’Europe occidentale, avec une expédition anonyme (Pasquale Pillitteri). Somnia Lab a publié un avertissement sur son compte X précisant qu’elle n’a aucune affiliation avec le jeton crypto $SOMNIA et n’a émis aucun token (Pasquale Pillitteri).
Et si vous vous demandiez si c’était un piège, regardez la vidéo encore une fois. La personne en combinaison n’est pas un robot. Elle est un acteur. Mais la vidéo a fait son travail : elle a planté l’idée dans votre tête. L’idée que le robot intime arrive. Que la frontière entre l’humain et la machine s’efface dans l’intimité. Que votre couple, votre vie privée, va être touché par cette technologie. Et pendant que vous digérez cette vidéo, quelque chose de plus réel se passe à l’autre bout du monde.
Le robot de chambre qui se précommande déjà
Le Model L n’est pas le seul à jouer avec vos peurs et vos désirs. Il est le miroir d’une industrie qui avance à deux vitesses. D’un côté, le fantasme viral, le leurre, la vidéo qui fait le buzz. De l’autre, la réalité industrielle, froide, calculée, qui avance dans l’ombre. Le robot de chambre ne marche pas, mais il se précommande déjà. Il est là, dans votre salon, sous forme de boîte anonyme qui arrivera à votre porte en 2027. Il est là, dans votre tête, sous forme de question : et si c’était vrai ? Et si le robot qui va entrer chez vous n’était pas le fantasme de la vidéo, mais un humanoïde de 65 kg qui a déjà marché ?
La réponse se trouve en Chine. Le 8 septembre 2026, le constructeur automobile Xpeng a inauguré une chaîne de production automatisée pour son robot humanoïde IRON (Science et vie). Un exemplaire du robot IRON a quitté la ligne de montage sur ses deux jambes, sans être porté ni guidé, le 8 septembre 2026 (Science et vie). La chaîne de production du robot IRON est automatisée à plus de 80 %, selon Xpeng (Science et vie). Le robot humanoïde IRON mesure environ 1,73 mètre de haut et pèse 65 kilos (Science et vie). Le robot IRON dispose de 76 degrés de liberté, dont 21 pour chaque main (Science et vie). Le robot IRON est capable de se déplacer jusqu’à 2 mètres par seconde (Science et vie). Le robot IRON intègre trois puces maison qui totalisent 2 250 téraopérations par seconde (Science et vie). La production en série du robot IRON est annoncée pour la fin de l’année 2026 (Science et vie). Les livraisons commerciales du robot IRON sont prévues à partir de 2027, en Chine d’abord puis à l’étranger (Science et vie). Le robot IRON est doté d’une recharge autonome qui lui permet de rejoindre seul sa borne de charge quand ses batteries faiblissent (Science et vie). He Xiaopeng, président-directeur général de XPeng, a assisté à la cérémonie de mise en service de la chaîne de production aux côtés du robot IRON (Science et vie).
L’humanoïde de 65 kg qui a marché, lui, sort de l’usine
Imaginez la scène. Une usine. Du métal. Des câbles. Un robot de 65 kilos qui se lève. Il ne court pas, il ne danse pas. Il marche. Il quitte la ligne de montage sur ses deux jambes, sans être porté ni guidé (Science et vie). C’est un fait. Pas une vidéo. Pas un leurre. Un robot qui marche.
Le robot IRON n’est pas un fantasme. Il est une réalité industrielle. Il mesure 1,73 mètre, pèse 65 kilos, et peut se déplacer à 2 mètres par seconde (Science et vie). Il a 76 degrés de liberté, dont 21 pour chaque main (Science et vie). Il intègre trois puces maison qui totalisent 2 250 téraopérations par seconde (Science et vie). Il recharge seul ses batteries (Science et vie). Il est produit en série à partir de fin 2026 (Science et vie). Il sera livré commercialement à partir de 2027 (Science et vie). Et il va arriver en Chine d’abord, puis à l’étranger (Science et vie).
Et si le robot qui va entrer chez vous n’était pas le fantasme de la vidéo, mais un humanoïde de 65 kg qui a déjà marché ? Et si votre maison n’était plus votre sanctuaire, mais un espace partagé avec une machine qui marche, qui recharge, qui apprend ? Et si votre couple devait composer avec un tiers qui ne dort pas, qui ne vieillit pas, qui ne juge pas ? Et si vos enfants grandissaient avec un robot qui les observe, qui les aide, qui les protège ? Et si vos parents avaient un robot qui les accompagne, qui les surveille, qui les rassure ?
La vidéo du robot sexuel n’était pas un robot. C’était un leurre. Un miroir déformant. Mais le robot de 65 kg qui a marché, lui, est réel. Il sort de l’usine. Et vous n’êtes pas prêt. Pas encore. Pas du tout.

