Votre salon est calme. Sur le canapé, un NEO est assis. Il ne dort pas. Il attend. C’est un robot humanoïde conçu pour un usage domestique (Presse-citron). Il n’est pas là pour impressionner dans un laboratoire. Il est là pour vivre avec vous. La question n’est plus de savoir si la robotique va entrer dans les foyers, mais à quel prix, et surtout, qui tient la manette quand les choses se compliquent.

Actuellement, SoftBank et 1X sont en discussion pour un accord de rachat d’une participation majoritaire dans la startup (Presse-citron, Startup Fortune). La valorisation de 1X est estimée à environ 6 milliards de dollars (Presse-citron, Startup Fortune). Ce n’est pas une simple rumeur de couloir. C’est une opération qui pourrait changer la donne pour le NEO, le robot qui pourrait devenir votre prochain service de maison.

499 dollars par mois : le poids réel dans votre budget

Le NEO est proposé à l’achat pour 20 000 dollars ou en abonnement à 499 dollars par mois (Presse-citron, Startup Fortune). Regardez ce chiffre. 499 dollars par mois. Ce n’est pas le prix d’un abonnement streaming. C’est le prix d’une location de voiture, ou de plusieurs factures d’énergie. Pour beaucoup de foyers, c’est une dépense récurrente significative qui s’ajoute au loyer, à la nourriture et aux transports.

Et si vous comparez avec l’achat à 20 000 dollars ? Le modèle d’abonnement, lui, lisse la charge. Il rend l’objet accessible, mais il le transforme en service. Vous ne possédez plus un outil. Vous louez une capacité. Et cette capacité a un coût mensuel qui ne disparaît pas tant que le robot est dans votre maison. Est-ce que votre couple est prêt à assumer cette ligne de budget fixe ? Est-ce que vos enfants voient ce robot comme un jouet, ou comme un membre de la famille qui coûte cher à entretenir ?

Le NEO est conçu pour un usage domestique (Presse-citron). Mais un robot dans la maison, c’est aussi une présence permanente. Il se déplace. La frontière entre l’outil et l’intrus devient floue. À 499 dollars par mois, vous payez pour cette présence. Vous payez pour qu’il soit là, prêt à agir. Mais êtes-vous prêt à ce qu’il soit toujours là ?

Autonomie par défaut, humain en renfort : qui tient la manette ?

Par défaut, le robot NEO fonctionne de manière autonome (Presse-citron, Startup Fortune). Il analyse, il décide, il agit. C’est la promesse de la technologie moderne : la liberté. Vous n’avez pas besoin de lui donner des instructions pour chaque geste. Il gère. Mais il y a une limite. Lorsqu’il rencontre une tâche qu’il ne maîtrise pas, il peut être téléopéré par un expert de 1X (Presse-citron, Startup Fortune).

Attention à cette nuance. « Téléopéré » signifie qu’un humain reprend la main à distance. Le robot n’est plus autonome dans ce moment précis. C’est un filet de sécurité. Mais c’est aussi une intrusion. Imaginez : le NEO hésite devant une tâche complexe. Il envoie une alerte. Un humain chez 1X prend le contrôle. Pendant quelques minutes, ce n’est plus votre robot qui agit, c’est un opérateur humain qui agit à travers lui. Qui est cet humain ? Que voit-il ? Que fait-il ?

Ce mécanisme est crucial. Il rassure. Il dit : « Ne vous inquiétez pas, si le robot bloque, quelqu’un prend le relais. » Mais il pose une question dérangeante. Dans quelle mesure votre vie privée est-elle partagée avec cet expert ? Le NEO est dans votre salon. Il est peut-être dans votre cuisine. Il est peut-être dans votre chambre. La frontière entre l’assistance technique et la surveillance devient ténue. Est-ce que vous acceptez qu’un inconnu, un expert de 1X, ait accès à votre espace intime via les capteurs du NEO ?

L’autonomie par défaut est séduisante. Mais le renfort humain est une réalité technique. C’est le prix à payer pour la fiabilité. Vous ne voulez pas qu’un robot se plante et casse votre vaisselle. Vous voulez qu’il soit fiable. Et pour cela, il faut un filet. Ce filet, c’est un humain. Et cet humain, c’est un tiers. À 499 dollars par mois, payez-vous pour l’automatisation, ou pour la surveillance déléguée ?

SoftBank, en passe de racheter la division robotique d’ABB : le NEO va-t-il devenir un service de maison ?

SoftBank n’est pas un novice en matière de robotique. L’entreprise a convenu en octobre 2025 d’acheter le secteur robotique d’ABB pour 5,375 milliards de dollars (Startup Fortune). SoftBank construit un empire. Il rachète les acteurs clés. Il assemble les pièces. Et maintenant, il regarde 1X. Et le NEO.

Si SoftBank rachète 1X, le NEO ne sera plus juste un produit de startup. Il deviendra une pièce d’un puzzle plus grand. SoftBank a l’expérience, les capitaux, et la vision. Le NEO, conçu pour un usage domestique (Presse-citron), pourrait devenir le visage de cette nouvelle ère. Un service de maison global. Pas juste un robot qui range. Un service qui gère. Qui anticipe. Qui s’adapte.

Imaginez la scène. Le NEO est dans votre maison. Il sait quand vous rentrez. Il sait quand vous dormez. Il sait ce que vous avez acheté. Il sait ce que vous avez mangé. Avec SoftBank derrière, ces données ne sont plus juste des données. Elles sont une valeur. Elles sont un levier. Le NEO ne se contente plus d’agir. Il apprend. Il prédit. Il propose. Et vous ? Vous êtes au centre de ce système. Mais êtes-vous encore le maître ? Ou êtes-vous juste l’utilisateur d’un service qui vous connaît mieux que vous ne vous connaissez vous-même ?

Le rachat de 1X par SoftBank, s’il se confirme, validerait le modèle. Il dirait au monde : « La robotique domestique est un marché majeur. » Et le NEO, à 499 dollars par mois, deviendrait la norme. Le prix de l’entrée dans le futur. Un futur où la maison est intelligente, mais où l’intelligence a un propriétaire. Et ce propriétaire, c’est SoftBank. Et l’opérateur, c’est 1X. Et vous, vous êtes le client. Le client qui paie 499 dollars par mois pour que la vie soit plus facile. Mais est-elle vraiment plus facile ? Ou est-elle juste plus surveillée ?

La discussion entre SoftBank et 1X est en cours. La valorisation est de 6 milliards de dollars. Le NEO est là. Il est dans votre salon, en imagination. Il est prêt. La question n’est plus « si », mais « comment ». Comment allez-vous vivre avec lui ? Comment allez-vous gérer le lien avec l’humain qui peut reprendre le contrôle ? Comment allez-vous assumer le coût ? Le NEO n’est pas un jouet. C’est un service. Et comme tout service, il a un prix. Et un prix, ça s’assume. Ou ça se refuse.

Demain peut-être, vous recevrez un e-mail. « Votre NEO est disponible. Abonnement : 499 dollars par mois. » Vous lirez. Vous regarderez votre maison. Vous verrez les tâches qui s’accumulent. La vaisselle. Le sol. Le désordre. Vous verrez le NEO. Vous verrez l’humain derrière le NEO. Vous verrez SoftBank derrière l’humain. Et vous vous demanderez : est-ce que je veux ce futur ? Est-ce que je veux que ma maison soit pilotée par une entreprise de 6 milliards de dollars ? Ou est-ce que je veux juste que la vaisselle soit faite ?